Publié le 07/02/2006 - Lu 4918 fois
Depuis une dizaine d’années, la Direction des Espaces Verts de la Ville a intégré la notion de "gestion différenciée" dans ses pratiques horticoles. Gestion différenciée ? Les spécialistes s’accordent à dire qu’elle est la contribution du jardinier au développement durable.Entretenir différemment les espaces verts pour favoriser la diversité.
Depuis une dizaine d’années, la Direction des Espaces Verts de la Ville a intégré la notion de "gestion différenciée" dans ses pratiques horticoles.
Gestion différenciée ? Les spécialistes s’accordent à dire qu’elle est la contribution du jardinier au développement durable. Explications.
Le concept de "gestion différenciée" propose de faire évoluer le modèle horticole standard en intégrant à la création et à l’entretien des espaces verts les composantes environnementale, économique, sociale et culturelle. Dans la perspective d’une gestion différenciée, le concepteur paysagiste développe en ville des espaces verts adaptés à leur milieu (sol, climat, environnement urbain…) et adopte en conséquence un protocole d’entretien approprié à l’identité du site.
En quelques années, de nouvelles formes paysagères sont nées, avant tout fondées sur le dynamisme du vivant, mais pour autant bien éloignées du tout laisser faire, car il ne faut pas confondre naturel et sauvage. Ce type de créations, "plus naturelles" ou "moins horticoles" c’est selon, limite l’usage des traitements phytosanitaires et favorise donc l’épanouissement d’une diversité faunistique et floristique. Les avantages sont donc écologiques, mais aussi économiques parce que l’on réduit la charge de travail et que l’on diminue les quantités de produits et de carburants nécessaires à l’entretien, ainsi que sociaux et culturels puisque naissent de fait, de nouvelles conceptions et d’autres usages d’une nature devenue véritablement urbaine.
Réaliser une gestion différenciée, c’est avant tout définir une typologie des espaces verts urbains, qui implique une certaine graduation dans le degré d’entretien qui leur est accordé. Cinq types d’espace ont été retenus à Cholet :
Pour chacun de ces espaces, la gestion est spécifique (nombre de tontes ou de fauches annuelles, taillage des haies, usage de produits phytosanitaires ou non…). En aucun cas cependant, il faut considérer que les espaces soumis à l’entretien le plus extensif sont laissés à l’abandon. Ils sont le reflet d’un autre mode de gestion qui défend la diversité biologique et l'idée d'un développement durable (baisse des consommations énergétiques, moins de bruit généré par les matériels mécaniques, promotion d’un cadre de vie plus varié, réduction des pollutions et préservation des ressources : eau, sols, air).
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