Publié le 11/04/2006 - Lu 11771 fois
Le 14 février dernier, la Commission Départementale d’Equipement Cinématographique de Maine-et-Loire s’est prononcée en faveur de la création d’un multiplexe en centre-ville. Dans le même temps, elle a rejeté le projet de cinéma envisagé en périphérie. Retour sur les raisons de ce choix. Le projet retenu, porté par la Société Nouvelle d’Entreprise de Spectacles SA et Multi-Vest (France) 7 SAS, portera l’enseigne de Cinémovida. Il sera l’un des piliers de l’opération de restructuration du centre-ville, entreprise par la Municipalité à travers la réalisation du complexe des Arcades Rougé à la Sardinerie.
“Le multiplexe cinématographique sera un élément moteur de l’animation du centre. Les effets d’entraînement qu’il va induire sur le reste du commerce sont incontestables”, soulignait Gilles Bourdouleix, lors de la séance du 9 mars du Conseil Municipal. En effet, en programmant des séances toute la journée, le cinéma doit générer et entretenir des flux de population, qui seront autant de consommateurs potentiels. En approuvant sa réalisation, la CDEC a tout simplement fait le choix de la cohérence, prenant aussi en compte son intégration au sein d’un projet urbanistique global, visant la revitalisation du centre-ville qui se doit de proposer aujourd’hui une alternative aux magasins de Marques Avenue et à l’offre commerciale qui se renforce sur la zone de l’Ecuyère.
La presse locale s’est fait l’écho, au cours des dernières semaines, d’un autre projet de multiplexe. Présenté par la société Zénith SAS et la société Soredic, celui-ci proposait un complexe de 8 salles en périphérie, précisément sur le site de l’ancienne usine Volailles de France, dans la Zone industrielle du Nord.
“Il y a dans ce choix d’implantation une double erreur de localisation, estime le Maire. L’option de la périphérie tout d’abord n’est pas pertinente, car le
cinéma ne pourrait alors pas assurer le rôle moteur que l’on attend de lui en centre-ville. La deuxième erreur est liée au choix de la Zone industrielle du Nord. On voit mal en effet ce que ferait un multiplexe cinématographique dans une zone à vocation industrielle, qui ne bénéficie pas, par conséquent, d’un environnement commercial porteur. Dès lors, il est évident qu’un tel projet n’aurait aucun effet induit sur les entreprises installées dans la zone.”
Il faut préciser enfin que le terrain laissé en friche après le départ du groupe Gastronome (Volailles de France) entre dans un projet de restructuration globale de la Zone industrielle du Nord. “Nous avons donc acheté ce terrain afin de réorganiser la circulation dans le quartier. Nous y travaillons actuellement avec un expert de la Préfecture, dans l’intérêt des riverains”, a précisé le Maire.
Cinémovida disposera de 9 salles pour une offre cinématographique de large audience et une programmation “art et essai”.
La plus grande salle, qui pourra accueillir 541 personnes, sera dotée d’un écran cinémascope de 19 mètres de large. Les autres auront des capacités allant de 93 à 216 places.
La CAC et la Ville de Cholet envisagent de réaménager le Pont de la Touche en carrefour giratoire. Enjambant le boulevard du Maine, celui-ci a été endommagé fin 2004 par le passage d’un camion transportant une grue. Il demeure hors service à ce jour.
La réalisation d’un rond-point permettrait de répondre à plusieurs enjeux. En premier lieu, il s’agit d’anticiper la desserte de la future zone d’activités de la Touche, dont la vocation, dans le prolongement de la Zone industrielle du Nord, sera avant tout industrielle. Il s’agit également de prévoir un accès aux zones à urbaniser au nord du boulevard du Maine.
De plus, la réalisation d’une telle infrastructure offre l’opportunité de créer deux voies de desserte pour l’entreprise Charal, directement reliées au périphérique. La zone des abattoirs, sur laquelle elle se trouve, ne dispose en effet que d’un accès par la rue de la Jominière. Ce qui a pour principal effet de générer un fort trafic routier -de poids lourds en particulier- à travers les zones d’habitation du secteur. Ainsi, l’un des deux nouveaux accès serait relié au futur giratoire et le second, en parallèle du boulevard du Maine, traverserait l’ancien terrain de Volailles de France, acheté par la CAC en février dernier. Le projet vise donc à améliorer considérablement le quotidien des habitants du secteur, en réduisant la circulation à travers la zone et, par conséquent, le bruit et les pollutions liées aux gaz d’échappement.
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