Publié le 21/06/2011 - Lu 1787 fois
A l'occasion de la 11e journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe organisée par l'Agence de la Biomédecine le 22 juin, le Centre Hospitalier du Choletais, en tant que centre préleveur, participe à la campagne nationale, en diffusant largement le message : pour sauver des vies, il faut l'avoir dit !C'est toute l'année que le Centre Hospitalier du Choletais sensibilise la population au don d'organes et à la greffe. A cet égard, l'équipe coordonnatrice, Marie-Christine Roy et Serge Rineau, répondent toute l'année à toutes les questions, via le standard de l'hôpital au 02 41 49 60 00 .
A l'occasion de la journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe du 22 juin, une campagne d'affichage sera visible dans toutes les salles d'attente de l'hôpital et sur le site Internet de Centre Hospitalier du Choletais, tandis que des brochures d'informations seront disponibles.
De nombreuses actions de sensibilisation sont également menées toute l'année, notamment auprès du jeune public, qui en parle plus facilement dans les familles et avec les amis.
Si vous souhaitez donner vos organes après la mort, le moyen le plus efficace pour signifier votre choix et pour qu’il soit respecté est de le dire à vos proches - conjoint, parents... C’est vers eux que l’hôpital se tournera pour s’assurer de votre volonté.
Si cela vous aide ou vous rassure dans votre démarche, vous pouvez aussi laisser une trace écrite de votre décision en faveur du don. Un mot, une carte de donneur dans vos papiers par exemple. Mais cette démarche n’a pas de valeur légale.
L’équipe hospitalière se tourne toujours vers les proches pour s’assurer que le défunt n’avait pas manifesté d’opposition au don ou bien qu’il avait confirmé son accord de son vivant.
Parler avec vos proches permet de vous assurer que votre décision est comprise et acceptée. C’est aussi l’opportunité de connaître la leur.
Si jamais vous changez d’avis, il suffit de le dire à vos proches, sans autre formalité.
Le plus simple moyen d’aborder le sujet est de profiter d’une conversation sur une actualité, une émission de télévision, une visite à l’hôpital. Pour dire son choix, des mots simples suffisent.
Donner ou non ses organes est une décision personnelle ; tous les avis doivent être respectés.
Si vous êtes opposé au don de vos organes après la mort, dites-le à vos proches.
Vous pouvez aussi vous inscrire au registre national des refus :
Agence de la biomédecine – Registre national des refus
1 avenue du Stade de France – 93212 Saint-Denis La Plaine cedex
Le registre national des refus a une valeur légale : si le nom du défunt y est inscrit, aucun prélèvement ne sera pratiqué.
Vous pouvez télécharger le formulaire d’inscription sur www.dondorganes.fr ou le recevoir par courrier en appelant le numéro vert gratuit 0 800 20 22 24.
Quand une personne meurt dans des conditions qui permettent le prélèvement d’organes, les médecins doivent commencer par vérifier qu’elle n’est pas inscrite sur ce registre.
L’Agence de la biomédecine est une agence publique nationale de l’Etat créée par la Loi de Bioéthique de 2004. Elle exerce ses missions dans les domaines du prélèvement et de la greffe d’organes, de tissus et de cellules, ainsi que dans les domaines de la procréation, de l’embryologie et de la génétique humaines.
L’Agence de la biomédecine met tout en oeuvre pour que chaque malade reçoive les soins dont il a besoin, dans le respect des règles de sécurité sanitaire, d’éthique et d’équité. Par son expertise, elle est l’autorité de référence sur les aspects médicaux, scientifiques et éthiques relatifs à ces questions.
En matière de prélèvement et de greffe d’organes, l’Agence :
Enfin, elle est chargée de développer l’information sur le don, le prélèvement et la greffe d’organes, de tissus et de cellules.
Jeune ou âgé, malade ou en bonne santé, il n’existe pas de contre-indication de principe au don d’organes. Les médecins évaluent au cas par cas les organes pour s’assurer de la qualité de la greffe qui sera réalisée.
C’est tout à fait possible : il suffit d’en informer les proches susceptibles d’en témoigner auprès de l’équipe médicale en cas de décès.
Le prélèvement est un acte chirurgical effectué au bloc opératoire, dans les mêmes conditions et avec le même soin que pour une personne en vie. Les incisions sont refermées et recouvertes par des pansements.
Si les cornées sont prélevées, elles sont remplacées par des lentilles transparentes. Après l’opération, le corps est habillé et rendu à la famille, qui peut réaliser les obsèques selon les souhaits du défunt. Aucun frais n’est demandé à la famille du défunt.
Il suffit de compléter le formulaire d’inscription (voir plus haut), d’y joindre une copie de votre pièce d’identité et une enveloppe timbrée à votre nom et adresse et d’envoyer le tout à l’adresse indiquée. Pour se désinscrire, deux possibilités : soit en renvoyant la partie inférieure de l’attestation d’inscription, soit sur papier libre, avec dans les deux cas la copie d’une pièce d’identité.
Le don d’organes est soumis au principe d’anonymat. Cela signifie que le nom du donneur ne peut être communiqué au receveur, et que le receveur ne peut connaître le nom du donneur.
Cet anonymat est destiné à préserver les familles en deuil mais également à aider les personnes greffées à prendre de la distance par rapport à leur greffon. La famille du donneur peut cependant être informée des organes et tissus prélevés si elle le demande à l’équipe médicale qui l’a accompagnée. De son côté, la personne greffée peut adresser une lettre "de façon anonyme", via les coordinations hospitalières, à la famille du donneur.
Les prélèvements d’organes en vue de greffe ne rencontrent pas d’objection de principe. Les religions invitent leurs fidèles à réfléchir au don d’organes et y sont favorables dès lors qu’il s’agit de sauver des vies en péril.
Le prélèvement d’organes post mortem n’est que rarement envisageable : moins de 1 % des personnes qui décèdent à l’hôpital peuvent être prélevées. De surcroît, près d’un prélèvement possible sur trois est refusé : soit par le défunt, qui avait déclaré son refus, soit par les proches, qui ignorent la volonté du défunt.
En France, la loi repose sur le principe que tout le monde est présumé donneur mais permet, si l’on est opposé au don d’organes, de le dire à ses proches ou de s’inscrire au registre national des refus. Avant d’entreprendre tout prélèvement, les équipes médicales doivent d’après la loi consulter le registre national des refus pour s’assurer que le défunt n’y est pas inscrit. Si son nom n’y figure pas, le médecin interroge les proches pour savoir si le défunt avait ou non refusé le don de ses organes. Par contre, si son nom figure sur ce registre, l’équipe médicale stoppe immédiatement les démarches de prélèvement.
Les types de décès permettant le prélèvement d’organes sont des morts brutales. Les proches viennent d’apprendre le décès d’un parent, d’un conjoint et sont sollicités pour témoigner en urgence de sa décision sur le don d’organes. Quand le défunt n’a laissé aucun témoignage de sa position, les proches doivent alors prendre la décision à sa place : c’est une épreuve qui s’ajoute à leur douleur.
Journée nationale de réflexion sur le don d'organes et de la greffe
Mercredi 22 juin
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