Publié le 02/09/2011 - Lu 2247 fois
L'opération de rénovation urbaine Jean Monnet marque un nouveau tournant avec l'ouverture du Complexe sportif Pierre de Coubertin. Outre la qualité de ces nouvelles salles dédiées à la pratique de la gymnastique et à celle du tennis de table, l'opération d'aménagement se solde par un calendrier de 15 mois parfaitement respecté et une enveloppe financière largement revue à la baisse. Le choix d'implantation de ces nouvelles salles répond à plusieurs objectifs, conformément aux orientations définies avec l'Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine, partenaire de l'opération.
Cette localisation doit participer à la dynamique d'ouverture du quartier sur le reste de la ville. Les salles de sports pourront en effet être utilisées par l'ensemble des Choletais, qu'ils vivent à Jean Monnet ou non.

Une salle de gymnastique de 842 m², dédiée à l'entrainement. Le matériel – agrès, tapis... –, de la salle Maréchal Juin, renouvelé en 2009, a été déménagé et complété par des structures supplémentaires. Cette salle est de la même qualité que Joachim du Bellay, équipement choletais de référence pour le développement de la gym de haut niveau.
Une salle de 984 m² pour le tennis de table, d'une hauteur intérieure de 5,50 m. Un espace classé par la fédération pour les épreuves nationales pouvant accueillir 250 spectateurs sur des gradins rétractables.
Selon l'agence d'architecture Ivars et Ballet, retenue pour la conception des salles, «le bâtiment affiche une unité dans sa composition, tout en évitant les effets de masse. La simplicité et l'homogénéité des formes tiennent à l'emploi de 4 matériaux principaux :
A l'extérieur, l'aménagement d'un parc paysager est à l'étude. Il ferait le trait d'union entre le complexe Pierre de Coubertin et le Centre social K'Léidoscope installé à terme dans les anciens locaux de Convergence restructurés et réhabilités.
Les activités de plein air offertes jusqu'ici aux enfants et aux jeunes du quartier sur le site – jeux, agorespace – ont été restaurées et maintenues à leur emplacement.
La Ville de Cholet a décidé de faire du développement durable un axe prioritaire dans tous les champs de son action. La construction de ce nouvel équipement s'inscrit une fois encore dans une démarche environnementale. Parmi les 14 cibles définies par la démarche, les salles de sports Pierre de Coubertin sont jugées très performantes pour 4 d'entre-elles :
Largement revu à la baisse sans nullement remettre en question la qualité des équipements créés, le coût global de l'opération s'élève à 3 918 734 € (TTC).
La Ville de Cholet, maître d'ouvrage, devrait recevoir les aides de la région à hauteur de 1 504 405 €, de l'Union Européenne au titre du FEDER à hauteur de 837 114 €, de l'Etat – 486 000 € – par le biais du Centre National pour le Développement du Sport, et du Conseil général de Maine-et-Loire pour 200 000 €. Au total près de 66 % de la dépense devrait être subventionnée.
Sur les 15 entreprises mandatées pour la réalisation de ce chantier, 12 étaient des entreprises locales : du Grand Choletais voire du nord Vendée.
La Ville de Cholet et la Communauté d'Agglomération du Choletais se sont engagées dans une politique d'insertion des personnes par le travail. Quelque 13 500 heures sont programmées au titre de l'opération de renouvellement urbain Jean Monnet, dont près de 1 550 heures pour la réalisation des salles de sports Pierre de Coubertin.

L'objectif est de favoriser l'accès à l'emploi pour des personnes en insertion - 15 personnes lors de la construction du complexe sportif -, en leur permettant de se former au contact de professionnels. En effet, les entreprises retenues dans le cadre des marchés publics ont l'obligation de recruter pour ces chantiers des personnes en insertion.
S'il ne débouche pas systématiquement sur une embauche à durée indéterminée, ce dispositif permet aux bénéficiaires de capitaliser de l'expérience. Dans le cas présent : dans les domaines de la voirie (modernisation de l'avenue de l'Europe), des espaces verts (travaux de résidentialisation au pied des immeubles), de la démolition-reconstruction-réhabilitation (programmes de logements des bailleurs sociaux dont Sèvre Loire habitat).
Les publics concernés sont peu, voire pas qualifiés du tout. Il s'agit de :
Il est important de souligner que pour tous les travaux réalisés dans le cadre des projets de rénovation urbaine comme ceux réalisés en faveur de Jean Monnet depuis plusieurs années, les personnes recrutées doivent habiter dans le quartier où sont réalisés les travaux. A défaut, dans les quartiers dits prioritaires du territoire.
Si ces 13 530 heures d'insertion étaient/ sont obligatoires pour bénéficier du soutien de l'ANRU - Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine – dans l'opération globale d'aménagement Jean Monnet, d'autres programmes choletais d'équipements et de voirie intègrent aujourd'hui ces dispositifs de façon tout à fait volontariste. C'est notamment le cas pour les travaux de modernisation en cours dans la rue René Barjot ou encore sur le programme à venir de modernisation de l'usine d'eau potable de Ribou.
Le service Emploi de la CAC, qui travaille sur ce point aux côtés du service Marchés-Contrats, est à la disposition des entreprises pour les aider dans ces démarches.
Service Emploi
Tél. 02 41 71 57 60
» plus d'infos : www.socialement-responsable.org
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