Publié le 06/01/2005 - Lu 8816 fois
Du 12 au 15 janvier, le Jardin de Verre (JDV) accueille le Théâtre Nuit pour une série de représentations...Du 12 au 15 janvier, le Jardin de Verre (JDV) accueille le Théâtre Nuit pour une série de représentations de "Battements de cœur pour duo de cordes", un spectacle qui mêle théâtre et chansons. La compagnie fêtera à cette occasion, la 200e de cette pièce déjà très appréciée des Choletais en avril 2003, lors de la 17e édition des Arlequins.

C’est une complicité de près de 20 ans qui unit les membres de la compagnie nantaise et l’équipe du Jardin de Verre. Jean-Luc Annaix, auteur et metteur en scène, et Michel Lallier, directeur du JDV, parlent d’un "compagnonnage" engagé à la fin des années 80. "Dès les premières heures nous avons été sensibles à l’esprit et à la qualité du travail du Théâtre Nuit", confie Michel Lallier".
En 1987, la compagnie présentait "Il faut en finir une fois pour toutes avec la (bonne) chanson française". Nous avions fait le pari de la programmer ; le public a été séduit. Par la suite, nous avons diffusé "Descente au Paradis" puis "Et Dokk, donc, s’en vint sur Terre…". A chaque fois les spectateurs ont exprimé leur enthousiasme. Aujourd’hui, nous sommes ravis de fêter ensemble la 200e d'un spectacle original, dont le thème pouvait faire un peu peur au départ. Le Théâtre Nuit a su creuser un sillon et nous sommes fiers et heureux d’avoir participé à cette aventure. Cela montre qu’un théâtre de qualité aux accents populaires a largement sa place dans la région et en France." "Battements de cœur pour duo de cordes" a été joué 65 fois dans les Pays de la Loire (la moyenne de diffusion d’une création en France est de quatre fois) et applaudi par près de 24 000 spectateurs dans l’hexagone. La pièce a notamment été présentée au festival d’Avignon en 2002 et nominée aux Molières 2004.
Acrobaties verbales et musicales
"Battements de cœur pour duo de cordes" raconte avec beaucoup d’humour l’histoire d’un homme qui perd la voix parce que ses cordes vocales en ont assez de crier du matin jusqu’au soir. "Le défi était de donner une forme humaine à deux cordes vocales", explique amusé Jean-Luc Annaix. Les acteurs, Christine Peyssens et Fabrice Redor, jouent, chantent et dansent à merveille. Les chansons et les airs de piano, interprétés sur scène par Bruno Sabathé, sont sautillants, entraînants. Les mots choisis sont justes, pleins de malice. Un spectacle très rythmé, sorte d’"acrobatie verbale et musicale" pour reprendre les propos du journaliste Gilles Costaz. Une délicieuse fantaisie où l’on rit à gorge déployée… s’il est permis de s’exprimer ainsi en de pareils cas ; certains en perdront peut-être la voix ?
Mercredi 12 et jeudi 13 janvier à 19h30, vendredi 14 et samedi 15 à 20h30.
Une cinquième représentation aura lieu dimanche 16 janvier selon la fréquentation.
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