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Comment la collectivité soutient-elle l’agriculture locale ?

Archives - Cet article date de plus de 6 mois
Restauration collective, guide de vente directe, fonctionnement du foirail, du concret en faveur de la filière agricole.

La forte mobilisation des agriculteurs en ce début d’année nous rappelle, s’il en est encore besoin, que le secteur est en crise. Prix d’achat trop bas, empilement des normes, l’agriculture française fait les frais d’un système globalisé, dans lequel tout le monde ne dispose pas des mêmes armes. Face aux difficultés des exploitants, la marge de manoeuvre des collectivités territoriales est très étroite.
Pourtant, localement, des actions concrètes sont mises en oeuvre pour soutenir et stimuler notre économie agricole.

Le territoire choletais tient à son identité agricole.
En termes d’emploi, on estime à 500 le nombre d’actifs directement liés aux activités agricoles. Dans les Pays de la Loire, on considère qu’un emploi dans une exploitation en induit deux autres hors exploitation. Dans le Choletais, ce rapport est plutôt de 1 pour 3 et, au total, ce sont quelque 1 500 emplois que la filière génère localement : agro-fournitures, équipements, services, agroalimentaire... sans parler de la logistique et la distribution.
Pivot de l’agriculture choletaise, l’élevage.
À lui seul, il représente plus de 80% des 300 exploitations comptabilisées à ce jour.*

Depuis 2005, pratiquement 1 exploitation sur 4 et 1 exploitant sur 6 ont disparu. Si la situation locale rejoint celles observées dans le département et à l’échelle nationale, il faut tout de même souligner que la baisse a sensiblement ralenti sur Cholet, La Romagne, Le May-sur-Èvre, Mazières-en-Mauges, Nuaillé, Saint-Léger-sous-Cholet et Vezins.
De façon générale, le nombre de vaches allaitantes dans le Choletais est stable depuis 2005 – 8 600 – et maintient au premier rang des activités la production de viande bovine.
L’effectif de vaches laitières est également à l’équilibre depuis 10 ans avec 5 400 vaches.*
Pour autant, cette relative stabilité ne saurait remettre en question la crise sans précédent que traverse l’agriculture française et tout particulièrement les éleveurs qui dénoncent la faiblesse des prix d’achat de leur production.
Ceux-ci demandent une hausse – des prix et pas des primes ! – conformément aux engagements avancés en juin 2015 par le Gouvernement et l’ensemble de la filière. À ce jour, le compte n’y est pas.

Ils demandent aussi une harmonisation des normes sociales, environnementales et fiscales à l’échelle de l’Union, estimant que les distorsions actuelles avec leurs principaux concurrents européens sont une raison du manque de compétitivité des élevages français, tout en exigeant un étiquetage clair et transparent de la provenance de la viande pour les produits transformés.

*source agricultures & territoires – Chambre d’Agriculture de Maine-et-Loire - Étude diagnostic réalisée dans le cadre de la révision du SCOT

Le consommateur, un acteur

Est-ce l’offre qui crée la demande ou l’inverse ? Vaste débat, mais une chose est sûre en revanche, nos modes de consommation peuvent clairement soutenir la filière agricole française et locale.
Avant de parler de circuits courts ou de vente directe, la question que l’on peut se poser ici c’est "comment consommer ?". Ou en d’autres termes, comment apprendre à acheter différemment ?

Pour cela l’étiquetage des produits est un allié de taille qu’il faut tout de même savoir décrypter, une fois identifié.
Pas toujours facile, il faut bien le reconnaître... Il nécessite pourtant d’être consulté attentivement pour déterminer l’origine des produits et les labels qui les valorisent.
Pour acheter local, il y a aussi les circuits de vente directe qui continuent de s’organiser.

La CAC propose depuis 2012 un Guide de vente directe disponible en ligne

Téléchargez le guide de vente directe des produits de la ferme (format PDF)

Le Foirail, un contre-pouvoir ?

Seuls 15% des bovins français passent sur les marchés spécialisés comme celui du Foirail à Cholet. Quel rôle jouent encore ces marchés ? Pourquoi la CAC choisit de maintenir ce service ?
Avant tout, il faut retenir que c’est LE marché de Cholet qui détermine la tendance des prix de la semaine pour la commercialisation des bovins en France. Ce n’est pas rien ! Pour la viande bovine, Cholet est en effet le plus gros des 52 marchés nationaux, avec 33 000 bêtes vendues en 2015. Il est aussi le premier de la semaine, organisé chaque lundi après-midi depuis 1978. Les vendeurs et acheteurs font facilement 100 km depuis la Vendée, les Deux-Sèvres, la Loire-Atlantique, l’Indre et Loire pour y négocier les productions.

Surtout, ce système de vente donne encore aux vendeurs les moyens de mettre en concurrence plusieurs acheteurs et de faire monter les prix. Si demain tous les achats se font en direct avec les éleveurs, il sera certainement plus compliqué pour eux d’agir sur les prix. Aujourd’hui, le coût du kilo défini sur le marché de Cholet sert toujours de référence pour toutes les transactions réalisées en France. "Écouler sa production en passant par le Foirail, c’est garder sa liberté de commercialisation, tout en défendant un système et l’emploi qu’il induit", soulignent les deux élus choletais. "Ce service proposé par la Communauté d’Agglomération du Choletais procède d’un réel choix politique, celui de soutenir la filière et ses emplois."

Restauration collective. Le prix de la qualité

Plus de 3 000 repas sont préparés chaque jour au Cormier par les équipes de la cuisine centrale. De la restauration scolaire aux repas des enfants accueillis dans les crèches de la Ville, sans oublier bien sûr les menus servis dans les foyers-logements, maisons d’animations et les plateaux-repas d’Adomi Facil, la Ville de Cholet et la Communauté d’Agglomération du Choletais ont confié cette mission à un prestataire : Sodexo jusqu’en 2020.

Ensemble, elles ont voulu aller plus loin que la simple fourniture de repas.
À travers un cahier des charges exigeant, la Ville et la CAC ont imposé à leur prestataire une démarche haute qualité qui place l’approvisionnement local, régional et français au premier rang des priorités.

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