Publié le 07/02/2005 - Lu 12614 fois
Le chantier des piscines du pôle sportif GlisséO est en sommeil depuis la démolition de l'ancienne patinoire et du bassin extérieur de la piscine Manceau...Le chantier des piscines du pôle sportif GlisséO est en sommeil depuis la démolition de l'ancienne patinoire et du bassin extérieur de la piscine Manceau. Les principaux lots du marché n'ayant pu être attribués à ce jour, la mise en service du complexe aquatique aurait plus vraisemblablement lieu à la fin 2007 ; elle était initialement prévue pour juin 2006. Explications.
La Ville de Cholet puis la Communauté d'Agglomération du Choletais (CAC) ont entrepris la réalisation d'un vaste ensemble sportif (avenue Anatole Manceau) comprenant les patinoires, un complexe aquatique et un espace de remise en forme. La première tranche de travaux relative aux patinoires a été achevée en octobre 2002. La réalisation de la seconde tranche a été lancée le 26 mars 2004 sous la forme d'un appel d'offres européen, dont la publicité est parue au Bulletin Officiel des Annonces des Marchés Publics, au Journal Officiel de l'Union Européenne, sur le site Internet de la CAC, dans le Courrier de l'Ouest et dans le Moniteur des travaux publics. L'avis d'appel à la concurrence a donc été diffusé largement.
Consternation !
La date de remise des dossiers était fixée au 18 mai 2004 pour une attribution du marché en juin. Ce qui explique l'engagement des travaux de démolition de l'ancienne patinoire et du bassin extérieur de la piscine Manceau à la fin du printemps dernier, les entreprises chargées du gros œuvre devant initialement intervenir dès la fin du mois d'août 2004. Le problème, c'est qu'à l'ouverture des plis le 25 mai 2004, c'est la consternation ! Sur 139 dossiers de consultation retirés, seulement 54 offres ont été déposées. Les membres de la Commission d'appel d'offres constatent également que certains lots (le marché en comprend 27) n'ont reçu aucune proposition et que beaucoup n'en ont reçu qu'une seule annonçant la plupart du temps des prix anormalement élevés, parfois plus de 50 % au-dessus des estimations. Pour le lot n°1 par exemple, celui du gros œuvre, l'estimation était de 3 937 385 euros HT ; une seule offre a été proposée à 5 993 000 euros HT !
A l'issue de cet appel d'offres, 15 lots avaient tout de même pu être attribués. Pour les 12 lots non-attribués, un deuxième appel à la concurrence a été publié en juillet 2004. Il a été étudié par la Commission d'appel d'offres en octobre 2004, mais six lots n'ont toujours pas pu être attribués, dont le lot n°1 "Gros œuvre" qui une fois encore n'a reçu qu'une seule offre (toujours de la même entreprise) et encore plus élevée que la précédente. Aujourd'hui, un troisième appel d'offres est sur le point d'être lancé. Le délai de réponse étant de 52 jours, il faudra attendre la fin mars 2005 pour espérer une issue favorable dans ce dossier. Le démarrage du chantier reste en effet suspendu à l'attribution de ces derniers lots.
Atteinte aux principes de libre concurrence ?
Comment expliquer cette situation ?
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