Publié le 01/09/2008 - Lu 8213 fois
C'est de nouveau avec la société Decaux que la Ville et la CAC ont contracté à la suite d'un appel d'offres pour la fourniture, la pose et la maintenance de mobilier urbain. Insertion soignée dans la ville, traitement qualitatif, sécurité et accessibilité sont les maîtres mots de cette opération de renouvellement en cours de réalisation. Une opération qui ne coûte pas un centime à la collectivité, puisque ce sont les recettes publicitaires qui doivent couvrir l'investissement de 1 220 130 € supporté par le prestataire. 90 nouveaux panneaux "2 m²" – communément appelés "sucettes" en raison de leur forme comparable à celle des confiseries – et 34 grands panneaux "8 m²" ont été installés au cours de l'été. Le marché prévoit de réserver une face de chacun de ces équipements aux campagnes de communication menées par la Ville et la Communauté d'Agglomération du Choletais, dont 10 faces "8 m²" pour Cholet Basket, au titre de la compétence "Sport de haut niveau" détenue par la CAC.

34 panneaux 8m2 ont été installés au cours de l'été
D'ici la fin de l'année, 20 panneaux de "1 m²" seront également implantés dans le centre-ville, à proximité des espaces culturels et de loisirs. Leurs 40 faces seront attribuées en priorité aux affiches du Théâtre Interlude, du Jardin de Verre ou des trois compagnies d'artistes en résidence longue à Cholet. Aucune publicité ne sera diffusée sur ce réseau.
Autre changement : celui des 20 "Points I" qui, disséminés dans la ville, présenteront dorénavant un plan général de la ville sur leur recto, et, au verso, un plan plus détaillé du secteur de référence..
L'implantation de ce nouveau mobilier va entraîner la suppression de l'ancien réseau géré par la Ville. Ces panneaux alus vieillissants étaient mal adaptés aux réalités urbaines contemporaines. Sans compter que les associations qui les utilisaient avaient rarement les moyens de financer l'impression d'affiches dans leur format (120 x 155 cm) peu conventionnel. Elles demandaient alors souvent aux services compétents de la ville, qu'y soient posées à la place 4 petites affiches quasi inefficaces en terme d'impact.
La Ville a donc décidé de les remplacer par 20 panneaux double faces (de 4 m²) "d'Affichage associatif", ce qui représente une surface globale d'affichage de 80 m². Ce chiffre double la surface d'affichage libre minimum définie par la réglementation, fixée à 37 m² pour Cholet compte tenu de sa population.
La pose de ce nouveau réseau doit débuter en octobre. Les anciens panneaux seront démontés d'ici la fin de l'année. Ce démontage, ainsi que celui des 20 colonnes "Morris" (tours d'affichage libre), complète la mise en œuvre du nouveau règlement local de publicité et d'enseignes. Celui-ci prévoit de réduire sensiblement le nombre de panneaux de publicité en ville et en périphérie, et vise une meilleure intégration des enseignes commerciales. Toute nouvelle pose, ou modification, d'enseigne commerciale devra se conformer à ce règlement et faire l'objet d'une déclaration en mairie.
Comme dans la plupart des grandes villes, les associations choletaises auront maintenant la pleine maîtrise de leur affichage. Le principe dorénavant, est que chacune colle elle-même ses affiches sur ces panneaux, à l'instar de l'affichage libre pratiqué jusqu'ici sur les colonnes "Morris". Les nouveaux panneaux "d'Affichage associatif" seront régulièrement nettoyés au jet haute pression par le prestataire du marché.
Quant à leur répartition, elle sera homogène sur l'ensemble de la ville. La volonté est de couvrir l'ensemble de l'espace aggloméré, au plus proche des marchés, commerces de quartiers et autres zones d'activités. Néanmoins, ils seront absents du centre-ville en raison du règlement de la Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP) adopté par le Conseil Municipal en 2005.

Le nouveau règlement de publicité prévoit de réduire sensiblement le nombre de panneaux publicitaires en ville et en périphérie.
Le marché passé avec la société Decaux programme également le remplacement des abris voyageurs du réseau Choletbus. Une centaine de ces équipements va être renouvelée de façon progressive, car il s'agit ici de tenir compte du Schéma d'accessibilité dans les transports publics adopté par la Communauté d'Agglomération du Choletais en février dernier.
Celui-ci prévoit notamment – en plus de l'installation sur les véhicules de palettes amovibles – l'aménagement de quais équipés de bordures en partie rehaussées, qui assurent, en outre, un passage adapté à l'avant ou à l'arrière des abris pour les personnes à mobilité réduite.
Jusqu'ici la Ville payait l'entretien des abris voyageurs, soit 545 € par an pour un abri sans panneau de publicité. Dans le cadre de ce nouveau marché, l'entretien et la maintenance seront intégralement pris en charge par Decaux.
En plus des réseaux d'affichage et des abris voyageurs, on regroupe sous cette appellation les corbeilles et les bancs publics ou encore les barrières de protection que l'on trouve à proximité des passages piétons.
Les mâts d'éclairage, les feux tricolores et l'ensemble des équipements de signalisation routière n'entrent pas dans ce découpage. Néanmoins, ils nécessitent d'être traités en harmonie avec le reste qu'il s'agisse du choix de leurs matériaux, de leurs couleurs ou de leurs formes. C'est en tout cas ce que l'on estime à la Ville de Cholet.
C'est pourquoi aujourd'hui, dès que l'on remplace du matériel jugé vétuste, on vise la cohérence avec l'ensemble du mobilier déjà en place. A ce titre, la Ville étudie la mise en place d'une charte pour le renouvellement et l'installation de son mobilier urbain, dans la lignée du nouveau règlement local de publicité, des enseignes et pré-enseignes.
Dans ses grandes lignes, cette charte proposerait d'adopter :
» un équipement d'une très grande qualité pour l'hyper-centre, à l'image du mobilier urbain en acier "Corten" choisi pour les espaces publics revalorisés dans le cadre de l'opération Arcades Rougé. Des éléments de ce mobilier sont actuellement présentés dans le hall d'accueil de l'Hôtel de Ville ;
» dans le reste de la ville, des équipements, toujours très qualitatifs, jouant la carte de la sobriété de par leur forme et leur couleur anthracite. L'œil le plus averti aura certainement remarqué que le mobilier installé en ZPPAUP adopte, quant à lui, des teintes plus claires que celui installé dans le reste de l'espace urbain choletais.
L'ensemble de ces équipements est aussi plus écologique. Prenons ainsi l'exemple des lampadaires. Les plus récemment implantés sont beaucoup plus espacés qu'auparavant. Ceci grâce à des systèmes d'éclairement plus performants, associés à des ballasts électroniques qui régulent la consommation énergétique. Avantages : des économies d'énergie et une réduction des investissements puisque moins d'équipements à acheter.
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