Publié le 16/06/2009 - Lu 6232 fois
En ce mois de fête de la musique, la médiathèque Elie Chamard vous propose 12 albums musicaux qui ont retenu l'attention des "discothécaires". Pop-rock, chanson, classique, musique du monde... De la musique de tous horizons à découvrir absolument.
Après avoir traîné sa guitare dans les bars nantais, Alexis HK sort un album bien ficelé de chansons françaises avec accordéon et autres instruments improbables. Accompagné d'un contre-bassiste, d'un batteur et d'un clavieriste, des musiciens aguerris qu'il a rencontré lors d'un festival, Alexis HK s'amuse à peindre des personnages troubles comme "la fille du fossoyeur". On retrouve une petite pointe d'humour noir, la griffe d'Alexis HK. Le clip de son single "Les Affranchis" rassemble une jolie collection d'artistes à l'image de Ronan Luce, Olivier Ruiz, ou Stomy Bugsy...
L'intégralité des enregistrements studio de Peter Herbolzheimer vient de sortir. Il est en quelques sorte le Quincy Jones ou le David Axelrod allemand, chef d'orchestre aux influences placées sous les signes du funk, du jazz et de la soul. Un must pour les amateurs de jazz-funk et à découvrir si vous ne connaissez pas encore.
Wegufunk.com
Après avoir conquis le marché allemand en 2008, Miss Platnum s’apprête à envahir l’Hexagone avec son deuxième album Chefa. Porté par le hit Give Me The Food qui fait l’apologie de la gourmandise, le disque est un mélange explosif de sonorités balkaniques, de hip-hop et de R&B qui devrait sans aucun doute séduire le grand public. Qualifiée à juste titre d’exubérante et de voluptueuse par les médias, la chanteuse d’origine roumaine parvient à concilier ses influences musicales avec ses origines pour un résultat détonnant ! Outre la chanson phare, le disque contient également des morceaux comme Mercedes Benz, Butter ou Come Marry Me qui confirment les talents d’auteur-compositeur de l’interprète. Originaire de Roumanie, Miss Platnum est déjà un véritable phénomène en Allemagne où sa famille a élu résidence depuis une vingtaine d’années. Dans son tube Give Me The Food, elle fustige la dictature de la minceur et revendique sa gourmandise à qui veut l’entendre. Le morceau lui permet de se faire connaître hors de ses frontières et de se produire dans plusieurs festivals européens. Ainsi, elle fait partie des révélations des Transmusicales de Rennes en 2008 où les médias saluent son exubérance et son côté décalé.
evous.fr
Vogue : un nom qui claque comme une invitation au voyage, qui évoque inconsciemment des images de croisière en Technicolor, façon carte postale années cinquante : un transatlantique qui vogue, traçant sa voie au milieu des vagues, transportant à son bord célébrités et artistes en vogue... Leurs noms ? Sidney Bechet, Jean Constantin, Colette Renard, Gérard Calvi, Jacques Dutronc, Les Charlots... En clair, ceux qui ont façonné l'identité du label Vogue, l'un des plus fascinants catalogues du patrimoine phonographique français. Du jazz à la chanson en passant par les Bandes Originales de film, de Sidney Bechet à... Christophe Willem, redécouvrez en 60 titres l'histoire du label Vogue.
Le swing est né au début du XXème siècle et s'est développé dans les années 20, jusque dans les années 50... Il signifie plus une manière de jouer le jazz qu'un style à part entière. Swinguer, c'est se balancer, danser, bouger !!! Il a fallu attendre 50 ans pour redécouvrir ce style grâce à la musique électronique qui a su lui redonner sa vitalité première. Le swing a été créé pour danser, s'amuser et son mariage avec l'électro déculpe sa puissance et son énergie pour enivrer un nouveau public. L'électro-swing est un mariage entre les genres et les époques, il réunit la gaieté et la chaleur du swing avec la vitalité et la fougue de l'électro !
Bienvenue dans les Exercices de Style a capella ! Il s'agit d'une histoire, toujours la même, que Raymond Queneau a racontée de 99 façons différentes. 60 ans après les Frères Jacques, Les Grandes Gueules ont choisi d'adapter en chansons 22 versions de cette histoire.
Le très attendu premier album de ce groupe originaire de Californie. Et c'est une bombe !!! Faut dire que certains des membres d'Orgone font aussi partie de Breakestra et de Plant Life. Niveau CV, on est bien. Le groupe vient même de travailler sur le nouvel album d'Alicia Keys. Un peu comme Amy Winehouse qui vient demander de l'aide aux Dap-Kings pour retrouver le son authentique de la soul made in 60's & 70's et qui rafle 5 grammys dans la catégorie Pop ! On y trouve de très belles reprise soul & funk dont les vocaux sont assurés par Fanny Franklin. Les influences sont larges même si la couleur de l'ensemble sonne très raw funk & soul. On y attend de l'afrobeat mélé à du jazzfunk, l'ambiance latine de Funky Nassau (le morceau qui les a revelé au monde). Bref, ne passez pas à côté !
Wegofunk.fr
Voilà un disque qui prend le contrepied de ce qui se fait aujourd'hui en matière de musique. No Future, pourrait-on dire à l'encontre de ces trois jeunes gens (deux soeurs et un frère) dont la moyenne d'âge ne dépasse pas 17 ans. Et pourtant aucune épingle à nourrice à l'horizon. Des jeunes gens d'aujourd'hui, qui vivent à Londres, qui ont certainement un I-Pod dans la poche intérieur de leur Leather Jacket mais s'évertuent à enregistrer leur premier disque sur du matériel certifié 50's. Alors c'est quoi ce son ? C'est tout simplement le disque de R&B (Rhythm & Blues) le plus sexy et urgent qu’on ait entendu depuis des lustres. Avec une telle maîtrise musicale (piano, accordéon, harmonica, guitare et batterie) et vocale, le talent des trois loustics de la famille Durham ne permet pas toujours de déceler les compositions originales des reprises de standarts. Ces chansons, autrefois connues pour leur virile sauvagerie à une époque où les femmes ne rockaient (quasi) pas, sont désormais interprétées par une adolescente de 15 ans ! Un argument de taille tant Kitty, déchainée, parvient par la grâce d’une voix "franklinnienne" en diable à injecter séduction et sensualité dans un répertoire pour le moins masculin (Ooo Wee, Mean Son of A Gun). Un disque farouchement rétro jusque dans sa pochette.
Cela fait quelques mois déjà que la jeune Autrichienne Anja Plaschg, alias Soap & Skin, agite le landerneau des amateurs de rock indé toujours en quête d'une nouvelle sensation à se mettre sous la dent. Souvent, ce genre de phénomène s'épuise avant même que l'album de l'artiste ne soit enfin disponible pour le commun des mortels, une autre curiosité étant venue, entre-temps, l'éclipser. Mais Anja Plaschg, intrigante et inquiétante gamine gothique qu'on dirait sortie tout droit d'un film (pas drôle) de Tim Burton, n'a rien d'une simple curiosité. Que ces chansons hantées persistent à nous transporter après tant d'écoutes répétées, cela atteste de son indéniable talent, de l'évidente singularité de son univers musical pas très gai mais envoûtant. Fille d'éleveurs de porcs, élève précoce aux Beaux-Arts de Vienne, cette rejetonne illégitime de Kate Bush et de Nico (dont elle a déjà repris le Janitor of lunacy) tisse de poignantes mélopées aussi désolées qu'hypnotisantes, portées par un puissant mais sobre motif de piano enrichi parfois d'harmonieux crissements de violon. Sa voix puissamment désincarnée, comme un chant s'élevant d'outre-tombe, ensorcelle littéralement, nous entraînant sans résistance sous le charme vénéneux de ses lentes danses macabres. S'il était paru au milieu des années 80 sous la griffe 4AD, Lovetune for vacuum aurait aujourd'hui acquis un statut de classique, entre le premier This Mortal Coil et l'album de Julee Cruise. Des albums inusables qui traversent le temps. Comme le fera celui-ci, gageons-le, aussi actuel qu'intemporel.
Hugo Cassavetti, Télérama

N'en déplaise à certains, Clarika n'est ni blonde, ni grande, et ne porte pas de tatouage sur le dos. Par contre, c'est bien elle qui est au commande de ce nouvel album baptisé sobrement "Moi en mieux". Une nouveauté et une fraîcheur qui n'a pas échappé aux amateurs. Que dire de l'univers de Clarika ? Cela fait plus de quinze ans qu'elle tourne. Ce nouvel album, fruit de son expérience et de son travail, est tout emprunt de fantaisies féminines et surtout hyper dynamique. Idéal pour un réveil pêchu. Un album pour les femmes ? Sûrement pas, ils sont très nombreux à avoir craqué pour "elle en mieux"...
Melody Gardot n'est pas un pseudonyme qui permettrait à Anastacia d'enregistrer un album jazz sous une nouvelle identité. Malgré sa ressemblance frappante avec la chanteuse pop, mademoiselle Gardot est bien une artiste unique, dont le premier album, "Worrisome Heart", était passé plutôt inaperçu et avait provoqué un petit débat entre les puristes du jazz et les amateurs d'un jazz souvent décrit comme plus commercial. Nul ne sait si "My One And Only Thrill" remettra tout le monde d'accord, mais ce deuxième album de la chanteuse de Philadelphie devrait sans aucun doute trouver son public. Introduit par le clip élégant illustrant la chanson "Baby I'm A Fool", l'album s'inscrit dans la même veine. Très posée et apaisée, la chanteuse pose sa voix délicate sur dix autres titres aux orchestrations simples, qui entourent sa voix comme pour la protéger. Sur "If The Stars Were Mine", elle se laisse aller à quelques jeux de voix sautillants, qui apportent un souffle frais à l'ensemble. L'opus se referme sur "Over The Rainbow", un titre exotique tirant étrangement vers les rythmes brésiliens ! A quelques jours de l'été, tout cela sonne comme une bénédiction.
MusicActu.com
Madness a opéré un retour sur le devant de la scène musicale. Alors que tout le monde les pensait disparus, ils sont réapparus il y a quatre ans avec un album de reprises, hommage à la musique ska, soul ou reggae qui les a inspirés. Après ce retour aux sources et pour se remettre en jambes, le groupe a commencé à travaillé sur sa nouvelle œuvre : un autre album hommage mais cette fois à la ville de Londres. Les sept musiciens y auront consacré trois ans. En quinze morceaux, ils brossent le portrait d’un Londres intemporel. La signature sonore du groupe qui a popularisé le ska est forcément marquée au tournant des années 80’s. Pourtant, il arrive à se balader dans les rues d’une ville qui fut celle d’Oliver Twist bien avant d’être celle de la pop, du punk, des golden boys ou plus simplement de sept millions de personnes qui y vivent ou et y travaillent, avec chacune leur culture et leur histoire. The Liberty Of Norton Folgate est un album vivant et théâtral. C’est une œuvre en plusieurs parties, à l’image de la carrière du groupe : il y a des plages à la rythmique nonchalante, comme une ballade dans les rues de Londres sans autre but que de profiter du spectacle de la ville par une matinée fraîche et ensoleillé (We are London, Dust Devil). Ce disque attaché à l’histoire de la ville est aussi attaché à celle du groupe et on peut être pris de grosses bouffés de nostalgie à la découverte de titres comme Sugar And Spice ou That Close qui mêlent accords mineurs et rythmiques légères et entraînantes, comme sur leurs classiques (Embarassement ou Our House). Dans une registre différent, Clerkenwell Polka reprend le folklore urbain et festif dont le groupe a éprouvé la recette avec One Step Beyond et Baggy Trousers. Quant à faire dans la nostalgie, vous pourrez même entendre Rhoda Dakar des Specials sur On The Town. Le morceau titre de l’album est une chanson épique de 10 minutes avec une quantité impressionnante d’ambiances musicales servie par des instruments aussi divers que des violons, du banjo ou du piano. Convaincant quand on sait qu’il y a déjà dans toutes les chansons de Madness des claviers, des cuivres et l’éternel trio basse / Guitare / batterie. The Liberty Of Norton Folgate est un des plus petits quartiers de Londres, devenu presque invisible et réservé aux plus pointus connaisseurs de la ville, et il est cocasse de voir qu’un groupe qui a fait sa réputation sur des singles réussit à faire un très beau "concept album" sur le sujet. Sans être un exercice de style, ce disque est la démonstration magistrale, simple et brillante, du talent d’un groupe de compositeurs.
Jean-Christophe Gé - soundofviolence.net
Médiathèque Elie Chamard
Place Jean Moulin - 49300 Cholet
Tél. 02 41 49 25 60
Horaires
Ouvert mardi, jeudi et vendredi de 10h à 18h
et mercredi et samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h
Sur rendez-vous le lundi pour les scolaires
» Plus d'infos sur la médiathèque (inscriptions, pratiques, catalogue en ligne...)
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