Publié le 22/09/2009 - Lu 6234 fois
A l'heure où le centre-ville de Cholet va connaître une petite révolution avec l'ouverture des Arcades Rougé, tout le monde doit prendre de bonnes résolutions pour le confort de tous : plus de chewing-gum, ni de mégots de cigarettes semés aux quatre vents sur la voie publique. Parce que tout cela a un coût, qu'il soit d'ordre financier, environnemental ou même esthétique.24 agents ! 24 agents qui font le tour de la Ville tous les jours, dès 5 heures du matin et jusqu'à 20h, pour que Cholet ne sombre pas sous un tas d'immondices, d'ordures, du centreville à la périphérie. Bien sûr, il y a le nettoyage ordinaire, comme le balayage des feuilles mortes.
Mais il y a aussi ce que l'on appelle pudiquement les incivilités.
Tantôt un mégot de cigarette, tantôt un chewing-gum collant.
Et ces petits papiers qui traînent dans les poches et qu'il est bien plus commode d'en faire don à la voie publique. Il y a aussi toutes ces affiches sauvages qui ne sont pas là pour décorer. Sans compter les propriétaires de chiens parfois peu regardant avec les défections de leur ami à quatre pattes. Sans oublier les moins scrupuleux qui se débarrassent de leurs objets encombrants sur les trottoirs ou dans les fossés. Le nettoyage régulier devient donc une obligation.
Mais ce nettoyage a un coût :
Tous les ans, le nettoyage de la ville nécessite un budget conséquent. Il faut bien sûr payer les agents communaux, mais aussi les machines et l'entretien des machines (balayeuse, laveuse, pick-up, fourgonnette). Il faut payer l'eau nécessaire aux lavages de la voie publique et des trottoirs.
Sans compter que nettoyer plus souvent dégrade plus rapidement les équipements urbains. Les pavés se descellent plus vite, les enrobés se lézardent. Au bout de la chaîne, c'est le contribuable qui paye.
Dans la nature, un mégot de cigarette mettra 12 ans pour se désintégrer complètement. Un seul mégot est susceptible de polluer 500 litres d'eau. Jeter un mégot dans les égouts revient à le jeter directement dans une rivière. Depuis l'interdiction de fumer dans les lieux publics, force est de constater que les mégots se sont multipliés sur les trottoirs.
Les chewing-gum sont très difficiles à enlever lorsqu'ils sont collés au trottoir. Ils mettent plus de 5 ans à disparaître dans la nature.
Plusieurs litres d'eau sont nécessaires pour le décapage haute pression. Le Centre Technique Municipal travaille tous les ans à rationaliser ses déplacements pour consommer moins en énergie et donc moins polluer, mais il est tributaire de l'emplacement des points d'eau et de la capacité d'autonomie des différents véhicules utilisés.
Malgré les passages réguliers des agents techniques, la Ville ne pourra jamais être propre sur toute sa superficie au même moment. Autant faire en sorte que lorsqu'ils passent, il y ait peu à faire. C'est aussi une question d'image que l'on renvoie aux visiteurs de passage, aux touristes, lorsqu'ils visitent la ville. Une ville propre est plus accueillante.
La Ville de Cholet s'efforce d'apporter chaque jour un peu plus un cadre de vie agréable pour tous les Choletais. Cette mission n'est possible qu'avec le soutien actif de toute la population, dans une démarche citoyenne.
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