Santé mentale - Contrat Local de Santé
09/10/2026 - Lu 8 fois... et au soutien dans les lieux du quotidien
Argumentaire : Les enfants, adolescents et jeunes adultes sont particulièrement exposés à des troubles anxieux, du comportement et à une surconsommation de psychotropes. Le non-recours aux dispositifs reste élevé : selon l’enquête santé menée en juin 2025, 60 % des habitants en souffrance psychique n’ont jamais consulté de professionnel spécialisé en santé mentale.
Déployer une offre de prévention et de soutien dans les lieux du quotidien des jeunes, en articulation avec les dispositifs existants, constitue un levier essentiel pour lever ces freins, favoriser le repérage précoce et renforcer l’implication des familles et des professionnels.
Objectifs : Renforcer la prévention, le repérage précoce et l’accès au soutien psychologique pour les enfants et les adolescents, en intervenant dans leurs lieux de vie et de socialisation, et en facilitant l’orientation vers les dispositifs adaptés.
... et renforcer les solidartiés locales
Argumentaire : La précarité peut renforcer la souffrance et les troubles psychiques et compliquer l’accès aux soins. Le non-recours peut être élevé, notamment chez les personnes en rupture de logement, en isolement ou confrontées à des parcours chaotiques. Les équipes de terrain observent des situations complexes non accompagnées, par manque de coordination ou de dispositifs de proximité. Plusieurs initiatives existent déjà sur le territoire (maraudes psychologiques, groupe de travail sur santé mentale et logement, protocole logement/santé), mais elles méritent d’être consolidées, mieux articulées, rendues plus visibles et ancrées dans une dynamique territoriale d’aller-vers.
Objectifs : Aller vers les publics les plus éloignés du soin, en situation de précarité ou de vulnérabilité, pour prévenir la détresse psychique, renforcer les accompagnements, sécuriser les parcours et favoriser le lien social.
Argumentaire : Les représentations sociales autour de la santé mentale restent très marquées par les stigmatisations. Ces freins influencent l’ensemble de la population, quel que soit l’âge : difficultés à exprimer un mal-être, retards de repérage, isolement, non-recours à l’accompagnement… Selon l’enquête santé menée sur le territoire en juin 2025, seuls 6,5 % des habitants estiment que la santé mentale est bien prise en compte localement.
Par ailleurs, les acteurs soulignent le besoin d’une culture commune entre professionnels des différents champs (santé, social, éducation, animation), pour favoriser l’interconnaissance, mieux orienter les personnes concernées, et garantir une action collective cohérente.
Cette culture partagée doit aussi impliquer les citoyens, les familles, les aidants, dans une dynamique territoriale inclusive et durable.
Objectifs : Faire évoluer les représentations, favoriser le repérage précoce des fragilités psychiques, et renforcer les coopérations autour de la santé mentale en organisant des actions régulières de sensibilisation, de formation croisée et de participation citoyenne.
Argumentaire : Les personnes vivant avec des troubles psychiques ou en situation de mal-être doivent être reconnues comme actrices de leur parcours de santé.
La pair-aidance contribue à :
- rompre l’isolement,
- redonner du pouvoir d’agir et de l’espoir,
- créer du lien entre personnes ayant une expérience partagée,
- favoriser l’inclusion sociale, la citoyenneté, et un changement de regard collectif.
À Cholet Agglomération, plusieurs dynamiques existent déjà (GEM, UNAFAM, Conseil des usagers en santé mentale du CLSM…), mais elles nécessitent un soutien méthodologique et un cadre structuré pour se consolider et s’inscrire dans la durée.
Objectifs : Créer et soutenir des groupes de pairs, des espaces d’expression et d’entraide animés par et pour les personnes concernées, afin de valoriser leur expérience, renforcer leur pouvoir d’agir et favoriser leur inclusion dans la vie sociale et citoyenne.