Atelier Joséfine

La Parenthèse

29/03/2024 - Lu 10439 fois

Recnontre avec Florence Lagache, costumière - Atelier Joséfine

Je m'appelle Florence Lagache.
Je suis costumière depuis... Depuis toujours, je pense.

Je me suis inscrite à 19 ans à Esmod à Paris, une école de modélisme. Donc le modélisme, c'est la construction du vêtement.
C'est pas la fabrication. C'est un petit peu l'architecte du vêtement.

"On peut aller jusqu'à mettre des petites pinces dans les cheveux. Deux du même côté."

Je suis très attirée par le XVIIe et XVIIIe siècle. Mais dès qu'on change d'époque et qu'il y a des recherches sur une autre époque, on se passionne sur une autre époque. Donc là, j'ai un peu plus travaillé sur la Renaissance. Et puis avec la cliente d'aujourd'hui, on va arriver au XIXe siècle.

"Oui, c'est mieux. Et par rapport au décolleté du dos, on peut aller plus bas."

Des modèles qui existent, on ne va pas en trouver des vrais, des réels. Ou dans les musées.

Mais on ne pourra pas forcément avoir accès à l'intérieur. Et comment ça a été fabriqué... Donc on a des livres de reconstitution. On a des livres de Janet Arnold sur Londres, qui sont très précis. Là c'est une source très riche mais limite trop riche. Donc il faut simplifier un petit peu le modèle et puis le travailler avec la morphologie d'aujourd'hui.
Puisque sur les bases historiques, ce ne sont pas nos morphologies.

Aujourd'hui, la reconstitution historique pure est quasi impossible étant donné que les matières et les coupes ont beaucoup évolué. Donc on est on est assez loin de ce qui a été réellement fait.
On peut s'approcher au mieux. Donc en fait, avec le client, il faut définir quel degré d'Histoire il veut inclure dans son vêtement et dans son projet.

Les clients ont quelque chose en tête, mais souvent c'est pas toujours très défini. Donc on va déjà aider le client à définir son projet avec des images, avec des représentations qui vont permettre d'affiner le projet et de pouvoir construire justement le produit avec eux.

"Ça ressemble un plus à ce que tu avais sur la robe que tu as essayée. Celui-ci, c'est celui de la robe, non ? Oui. Ouais non, mais le crêpe. Ok"

En tant que costumier, on préfère toujours des finitions les plus proches de l'histoire possible, qu'on connaît, qu'on maîtrise.