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Théo Renaud, apprenti cuisinier

L'instant Talent

01/04/2026 - Lu 59 fois

Tu es né où et quand ?
Alors je m'appelle Théo Renaud.
Je suis né le 4 mai 2005 à Cholet.

Que fais-tu dans la vie ?
Je suis en alternance au lycée Jeanne-Delanoue de Cholet et à La Chabotterie, un restaurant étoilé en Vendée.

Comment tu es tombé dans la marmite
Mon papa est cuisinier lui aussi.
Donc quand j'étais petit, souvent le mercredi je n'allais pas à l'école parce qu'on n'avait pas école le mercredi, donc j'allais avec mon père, je le suivais un peu quand il était au travail, je regardais un peu comment il faisait.
Puis c'est comme ça que la passion est née.

Qu'est-ce qui te plait dans ce métier ?
Dans la cuisine, il y a plein de choses qui me plaisent.
Déjà, pour commencer, c'est travailler de mes mains.
Travailler un produit de A à Z, c'est-à-dire que je vois le résultat final de mon travail tous les jours au quotidien.
Il y a aussi le partage avec les clients.
Quand on fait la cuisine, c'est pour transmettre un peu nos émotions, etc.
Puis, il y a aussi les beaux produits aussi qu'on a...
Nous au restaurant, on travaille beaucoup avec la criée des Sables d'Olonne et au quotidien, on reçoit des produits qui sont magnifiques.
Voilà des produits des maraîchers aussi.
Il y a plein de choses qui font que la cuisine c'est passionnant !

Les qualités d'un bon chef
Si je prends l'exemple des chefs que je connais, c'est sûr que c'est la rigueur.
Il faut aussi un peu d'envie et de motivation : on a des horaires qui sont un peu difficiles, il y a beaucoup de temps de travail, etc.
Donc oui, la rigueur, la motivation, la minutie et l'implication.

Tu nous parles du concours MAF ?
J'ai participé au Meilleur Apprenti cuisinier de France qui s'est déroulé en deux phases, qualificatives et finales, avec donc deux menus qui étaient différents.
On avait à faire entrée, plat, dessert en 4 heures, seul.
Et donc oui, j'ai été coaché par Amaury Poirier, qui est mon professeur de cuisine au lycée, et le responsable de ma formation.
Et aussi sous les conseils de mon chef Benjamin Patissier, qui est Meilleur Ouvrier de France 2015.
Donc ça a été beaucoup de travail, beaucoup de temps passé aussi au lycée à s'entraîner, à refaire, mémoriser les techniques, ajuster les cuissons et les assaisonnements, sous le regard exigeant des deux chefs.
Et donc la finalité, c'est que le 12 janvier dernier, j'ai fini deuxième.
Donc à l'annonce des résultats, j'avais forcément un peu de déception.
Ça ne s'est pas joué à grand chose.
Mais je suis quand même content du parcours que j'ai fait, et aussi de tout ce que j'ai pu apprendre.

Sucré ou salé ?
Moi, mon métier de base, c'est vraiment la cuisine.
Je fais de la pâtisserie parce que c'est intéressant et qu'il faut maîtriser aussi la pâtisserie, c'est important.
Mais oui, je suis plutôt préparations salées.

As-tu un plat "signature" ?
C'est un peu tôt, je pense.
Il va falloir que je me fasse déjà un peu ma route et mon chemin en tant que cuisinier, avant de décréter que j'ai un plat signature.
Non...
j'aime travailler plein de produits, mais j'ai pas de plat signature.

Et pour la suite ?
L'objectif final serait quand même d'avoir un restaurant, je pense que c'est une finalité qui est plutôt satisfaisante.
Mais après, là, à court terme, l'objectif c'est d'aller dans des grandes maisons, voir d'autres chefs et apprendre justement de leurs connaissances et de ce qu'ils ont acquis.
Déjà, l'année qui va suivre, je vais rester avec le chef Benjamin Patissier en Vendée.
Voilà pour un an, histoire de vraiment confirmer ce que j'ai appris là-bas et aller vraiment au bout de mon parcours dans cette maison.
C'est important.
Puis je pense que le chef, il a encore plein de choses à m'apprendre.