Mano, artiste, auteur-compositeur, musicien
L'instant Talent
17/04/2026 - Lu 48 fois(chant)
À toutes les âmes de passage, à toutes les douleurs sans visages.
C'est dans la tempête que s'écrivent les plus belles pages.
Et quand bien même, personne ne te voit.
Brise tes chaînes et poursuis le combat.
Qui es-tu Mano ?
Je m'appelle Romain.
Je suis né à Cholet.
Donc je suis vraiment résident ici.
Et je suis né il y a 36 ans.
C'est quoi ton métier ?
Mon métier aujourd'hui, c'est artiste, auteur-compositeur, musicien...
Mais j'aime bien...
J'aime bien résumer artiste, ça englobe plusieurs choses.
Il y a une part mystique, souvent, quand on dit artiste.
Quelles sont tes influences ?
J'ai depuis très très longtemps Jacques Brel par mon père. Donc on va dire le pouvoir des mots.
Moi j'ai été me découvrir du côté de Damien Saez qui pour moi, en terme de parolier vivant, est vraiment la crème de ce qui se fait aujourd'hui.
Et plus récemment pour les mélodies, j'aime beaucoup Vianney et Ben Mazué.
Scène ou studio ?
Le live, c'est vraiment ce qui me procure le plus de plaisir, où je me sens le plus à l'aise, où je trouve ma place. En fait, en live, je ne me pose pas de questions.
Et le studio, pour moi, c'est tout l'inverse parce qu'on doit évidemment contrôler, maîtriser, gérer.
En live, j'ai plus cette façon d'agir simplement.
Mais pour le projet d'album qu'on a réalisé là récemment avec avec Maxime Gilbert et Evan Chauvigné, j'étais dans un contexte de studio qui était très agréable, où on s'écoutait beaucoup.
Donc du coup, je me suis réconcilié le studio.
Mais de loin, je fais tout ce métier, c'est pour la scène !
Qu'est-ce qu'il y a derrière Mano ?
Mano c'est quatre lettres, un nom et souvent ma tête. Mais il y a toute une équipe.
On est aujourd'hui, je vois l'album, je ne l'aurais jamais composé tout seul.
Il y a Evan qui est à la guitare sur mon projet, qui m'a beaucoup aidé à écrire. Il y a Maxime qui était au studio.
On est quatre musiciens sur scène, on est deux personnes à la technique, trois personnes au merchandising, une à la vidéo et une à la photo.
Donc au final, quand on se déplace sur les événements, on est une dizaine de personnes.
Donc Mano c'est tout ça.
Quelques mots sur "Brille-toi ?"
C'est un album qui parle de résilience, d'abnégation, de combat intérieur...
En fait, c'est tout ce que j'ai traversé depuis deux ans et ce que beaucoup de personnes traversent dans leur vie : les moments de doute, les zones d'ombre et en fait tout ça à ne pas négliger et à prendre en considération, à l'intégrer et à s'en servir pour pour en fait sortir un petit peu de l'ombre. D'où ce thème de briller.
Quand je parle de briller, de "brille-toi", c'est que je m'adresse aux personnes qui vont l'écouter, je m'adresse à moi-même, où le but peut-être dans cette vie, c'est ce chemin-là d'aller vers, j'allais dire "vers la lumière", ça fait peut être un peu trop religieux... mais d'aller plutôt vers une meilleure version de soi-même.
Où puises-tu ton inspiration ?
C'est vraiment des émotions parfois qui me qui me percutent et du coup, je m'en sers et je m'y mets directement.
Dès que j'ai quelque chose qui me vient, j'ai toujours un carnet à disposition, mon téléphone ou peu importe, je note tout.
Et puis des fois j'y repense plus, et je prends la guitare ou le piano et le thème revient, le mot me revient.
Ce que j'essaye vraiment, c'est de de mettre le doigt dessus en fait, d'accepter cette émotion, qu'elle soit positive ou négative, mettre le doigt dessus et d'aller au plus profond de ce que ça me procure, dans le bien comme dans le mauvais.
Donc parfois c'est assez... C'est assez perturbant d'écrire parce qu'on se met dans des états qui sont, qui sont assez uniques.
Mais voilà, ça revient sur le fait que je ne veux pas tricher, donc je mets le doigt dessus, je vais jusqu'au bout.
Tu nous parles des Rencontres d'Astaffort ?
J'ai été sélectionnée par les Rencontres d'Astaffort.
Donc Astaffort c'est une ville dans le sud et les Rencontres, c'est un stage de dix jours qui se clôture par un concert.
Le but de ces dix jours, c'est d'écrire, composer et au bout de ces dix jours, de jouer toutes ces créations dans un grand théâtre.
Il faut savoir qu'il y a, je crois, une dizaine de candidats sélectionnés par an, et c'est des candidats qui sont sélectionnés par un comité d'écoute présidé par Francis Cabrel.
Donc ça c'est dingue déjà, parce que voilà, c'est la référence.
Mais là sur l'instant T, je me dis mais ça va être fou de se dire que pendant dix jours on va être entre passionnés, à se dire "ok, alors attends, comment t'as pensé à ce mot là, pourquoi t'écris cette émotion là ?" Et puis après la chance de rencontrer Monsieur Francis Cabrel...
Voilà, on verra, on verra sur le moment ! OK, hâte de voir tout ça et de suivre ces nouvelles aventures avec toi Mano.
Merci beaucoup ! Merci à toi.
Merci à vous deux.
C'était génial !