Guillaume Robin, harmoniciste
L'instant Talent
04/06/2026 - Lu 95 foisTu es né où et quand ?
Je suis Guillaume Robin.
Je suis né à Cholet en 1972.
C'est quoi ton métier ?
Alors, je suis programmateur, responsable artistique du Théâtre Saint-Louis et en dehors, je fais beaucoup de musique et particulièrement de l'harmonica.
Pourquoi l'harmonica ?
Je suis rentré dans un magasin de musique quand j'avais 14 ans et l'harmonica s'est proposé à moi et je m'y suis peut-être intéressé un peu plus que la moyenne.
Comment t'es-tu formé ?
À l'époque, il n'y avait pas de professeur, il n'y avait pas d'internet non plus et donc dans les magasins de musique, on achetait un harmonica et une méthode papier avec un 45 tours qui tournait en 33 tours.
Et je me suis formé tout seul comme ça à écouter de vieux harmonicistes.
Comment devient-on professionnel ?
On peut jouer parfois de manière amateure et puis ensuite passer à un statut où on va être professionnel, c'est-à-dire rémunéré.
Il y a beaucoup d'artistes qui ont plusieurs métiers d'ailleurs.
Donc après, c'est une question de rencontres et c'est ce que l'harmonica m'a permis.
Plus qu'un instrument, c'est un moyen de rencontrer des gens et de jouer pour eux ou de jouer avec eux.
Et puis au fil du temps, on peut vous proposer d'être rémunéré.
Quel est ton style ?
Mon style, c'est un mélange pour les connaisseurs d'harmonicistes, plutôt blues Chicago, c'est-à-dire de l'après-guerre, l'après Seconde Guerre mondiale.
Donc un harmonica plutôt sonorisé, amplifié comme pour les guitaristes, on utilise des amplis de guitare et des pédales.
Donc c'est un style plutôt des années 60, 70 et après moi j'y ai ajouté avec l'expérience, avec la pratique un côté beaucoup plus rock, beaucoup plus rapide.
Donc j'ai un jeu plutôt puissant et assez vif.
Et pour la suite ?
Je continue à proposer des formations en ligne.
Donc, j'ai de nouvelles formations qui vont venir tranquillement.
Je prends mon temps évidemment.
Et puis il y a aussi des projets de jouer avec d'autres artistes ou de jouer pour d'autres artistes, d'enregistrer.
Ça, je peux pas trop en parler pour l'instant, mais c'est des choses qui se font au fil du temps.
Et puis des concerts toujours aussi avec The Joss.
Un mot sur ton entrée dans la team Hohner ?
J'ai commencé à jouer avec une méthode de Jean-Jacques Milteau qui est un harmoniciste qui est un peu le père des harmonicistes français aujourd'hui et avec un harmonica Hohner.
J'ai toujours joué sur cette marque là.
Donc forcément la boucle est un peu bouclée.
C'est-à-dire que quand cette marque m'a proposé de m'accompagner de manière pérenne, c'est vraiment une marque de reconnaissance.
On est une dizaine d'harmonicistes en France à être sponsorisés, accompagnés par Hohner et donc ça m'arrive de travailler avec Jean-Jacques Milteau.
Ce qui est toujours voilà intéressant et d'autres musiciens comme Greg Szlapczynski qui jouait pour Johnny Hallyday ou encore Christophe Maé.
Donc ça permet aussi de travailler ensemble et d'aider au développement de la marque et des instruments.